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vendredi 11 mai 2007

Comme un vendredi



Ouh, ça sent le week-end là. Rien envie de branler... ou presque. Oui, bon ok, c'est facile, c'est nul et lourdingue (mais c'est un peu vrai quand même), je prends la porte.

Ma petite entreprise ne connaît pas la crise

Tu vois, j’aime bien les gens qui ont des idées et qui les suivent jusqu’au bout. Surtout, quand les idées en question me font bien marrer. Là, c’est l’histoire de Bernd Dressler, berlinois et courtier en assurances au chômage qui - nous raconte le Temps du jour - a décidé de créer sa petite entreprise. Et attention, pas n’importe quelle boîte ! Non, lui, il a choisi de devenir «Briseur de couples professionnel.»

En gros, il sonne à ta porte et te dis «Bonjour, je m’appelle Bernd Dressler, je travaille pour l’agence de rupture Trennungsagentur et j’ai été chargé par votre fiancée de vous informer qu’elle vous quitte définitivement.» Beng ! Dans la tronche ! Tu évites ainsi les pleurs, les cris, les baffes, les larmoiements, les insultes et tous les autres désagréments liés à ces moments délicats. Et, par ce moyen, tu évites surtout de te laisser convaincre une nouvelle fois de redonner une énième chance au couple boiteux qui te ronge la vie depuis tant de mois. En un mot, c’est pas très courageux mais ça a le mérite d’être propre. Et, en plus, moyennant un petit supplément, Bernd récupère même tes affaires chez ton ex…

Pas con le Bernd… avec le taux de divorces qui dépassera bientôt les 50% dans toutes les villes européennes, il ne va pas manquer de boulot. En 2006, c’était sa première année et il a déjà brisé plus de 200 couples. Bingo ! D’ailleurs, ce fourbe (normal, il a une formation d’assureur) a déjà décidé de créer une deuxième entreprise qui va s’appeler Komm Zurück, spécialisée dans les sauvetages in extremis des couples au bord du gouffre ! Et voila, la boucle est bouclée. Moi, je dis bravo Bernd !

D’ailleurs, il a inspiré Clinton Scott Yasler, un petit zurichois de 31 ans qui a créé Schlussmache.ch… Mais bon, il semblerait que le Suisse soit plus conservateur en matière de séparation que son cousin germanique… Du coup, les affaires de Clinton ont de la peine à décoller… , les gens sont peut-être trop heureux en couple en Suisse. Décidément, le bonheur des uns fait le malheur des autres…

jeudi 10 mai 2007

A quoi sert internet ??

Da Funky Babe est absente pour cause de formation en matière de nouvelles technologies (bien qu'ayant une nette préférence pour les classiques)

mardi 24 avril 2007

La pêche aux talents est ouverte !

Tu vois, je me promenais ce matin, la fleur aux dents avec le soleil dans le dos en sifflotant pour aller au boulot quand je suis tombé sur cette affiche dans la rue… Eh bien, je me suis dit qu’elle était lourde de sens pour ces pauvres étudiants qui s’apprêtent à rejoindre le monde professionnel.

Oui, toi le jeune idéaliste de gauche, tu dois comprendre en regardant cette affiche qu’il est temps de te préparer à affronter le monde impitoyable du travail où tu seras pressé comme une sardine, où il te faudra apprendre à passer au dessus des autres pour avancer, où tu devras parfois te battre pour manger tout en naviguant en eaux troubles… entouré par des requins prêts à te dévorer à la première occasion, sans parler des filets de pêcheurs qui peuvent d’un coup, rafler la moitié des effectifs ! Et attention, si tu as la tête qui dépasse un tout petit peu du groupe, tu risques bien de te faire repérer par un prédateur en quête d’un petit déjeuner…

Beurk… à choisir, je te déconseille d’aller mettre le moindre orteil à ce salon et de rester encore tranquillement dans les murs bien sympas de ton uni… et profite à fond, c’est bientôt fini !

lundi 16 avril 2007

On garde son calme

09h30: 1er appel à la centrale de Barcelone. Pas de réponse
10h30: 2ème appel, après 3 mn à attendre que la réceptioniste réponde, je raccroche.
11h15: 3ème appel, pas de réponse. Premier flot d'insultes envers la réceptioniste.
12h30: 4ème appel, mais elle va arrêter de draguer le gars du courrier cette pouffe !
15h00: 5ème appel, toujours rien, je raccroche le téléphone si violemment que ma collègue me regarde d'un oeil inquiet et me demande si tout va bien
15h30: email au département de marketing "merci de me contacter pour requête urgente"
16h00: email au chef du département marketing "merci de me contacter pour requête urgente"
16h30: 6ème appel, je maudis la réceptioniste, le département marketing, l'inventeur du téléphone.
16h45: je m'aperçois que le 2ème lundi après Pâques est un jour férié à Barcelone.

vendredi 13 avril 2007

Mort aux cons !


Si tu bosses en entreprise, tu en as forcément croisé des troupeaux entiers dans ta vie professionnelle. Des troupeaux de quoi ? De sales cons !
Ben oui, c’est même un phénomène tellement fréquent dans les entreprises qu’un professeur de l’Université de Stanford en Californie (rien que ça… !), Robert Sutton, s’est penché sur la question pour accoucher d’un ouvrage de management tout à fait sérieux dont le titre est pour le moins évocateur : «Objectif Zero-sale-con».

Ce spécialiste des «comportements organisationnels» s’en prend aux «connards, despotes, enflures, harceleurs, trous du cul et autres personnes nuisibles qui sévissent au travail» nous dit Libération. Et ce qui est génial avec ce bouquin, c’est que l’auteur ne se limite pas à nous tartiner des grandes théories, il donne des tas d’exemples. Il cite notamment le CEO d’Apple, Steve Jobs, qui y tient une place de choix ou l’ex directeur de Disney, Michael Eisner ou encore ce gros connard de Scott Rudin, producteur de cinéma, qui a renvoyé la bagatelle de 250 assistants entre 2000 et 2005 ! Ces gens-là, seraient, selon Suttin, des «sales cons certifiés» irrécupérables. Il y aussi les sales cons occasionnels ou ceux qui sont en phase de guérison comme Michael Dell. Ce dernier progresse rapidement mais refuse encore de porter le badge recommandé par Suttin pour faciliter sa thérapie sur lequel il est écrit «admettre que vous êtes un trou du cul est le premier pas».

L’auteur donne des trucs pour repérer le sale con, il en dresse même une typologie et il explique comment calculer le CTSC (le coût total des sales cons) que l’on peut notamment jauger au taux d’absentéisme, de démissions ou de dépressions que le sale con génère autour de lui. Dans une boîte de la Silicon Valley, le CTSC a été évalué à 160 000 dollars par tête de con et par an.
Ce chiffre impressionnant démontre l’urgence de repérer le sale con et l’éradiquer de l’entreprise. Ainsi, le MIT de Boston a mis au point un outil anti sale-con. Il s’agit d’un logiciel d’analyse vocale qui se connecte au téléphone mobile et qui avertit l’utilisateur à chaque fois qu’il est grossier, agressif ou méprisant au téléphone.

Malgré tous les outils mis au point par ces spécialistes, l’auteur reconnaît que son objectif zéro-sale-con reste un idéal. Mais plutôt que de baisser les bras, il suggère d’utiliser au mieux le sale con, en «repoussoir symbolique» et piqûre de rappel anti-enflure. Et c’est vrai, s’il n’y avait plus aucun sale con en activité, comment les reconnaîtrait-on ?

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