Affichage des articles dont le libellé est Chroniques. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Chroniques. Afficher tous les articles

dimanche 24 juin 2007

Regards

Aujourd'hui je vais parler de tes yeux, des miens, de tous ces regards dédiés qui viennent juste après le rapprochement, de ceux que l'on perçoit depuis le lit, dans l'obscurité, de ceux qui nous absorbent et nous submergent.

Tout le monde aime être regardé, mais certaines oeillades implicites de désir, sont celles qui réellement nous captivent. A ce moment, où l'on se retrouve face à cette personne qui te dévore des yeux, te convoite, te consumme, on ne regarde plus un inconnu, on regarde directement le fond d'un puits d'impatience, de fantaisie mutuelle, de désir doux, salé, passionnel et moelleux. Un ensemble de diverses sensations, à la fois si semblables, se mélangent en deux pupilles étincelantes.

Je ne parle évidemment, ici, que de mon propre point de vue. De ces moments où je projette ma faim sur le corps de l'autre, pendant qu'il se déshabille au pied du lit... lentement, sans hâte, me laissant le temps de l'admirer, l'envisager, le posséder avant même de l'avoir effleuré et le regarder droit dans les yeux juste avant de le goûter.... encore une fois.

dimanche 20 mai 2007

Post Tenebras Pax


Ce soir, la tentation a pris la forme d'un simple baiser déposé dans le cou. Ce geste apparemment si temperé a pourtant été le déclic, et c'est à cette exacte seconde même que j'ai cédé, tout en sachant que cette faiblesse serait sa force.

Je frémissais à chacune des inspirations qu'il puisait juste au creux de mon oreille tout en ayant la sagesse de ne pas dire un mot. A la manière dont ses doigts effleuraient ma nuque, j'imaginais déjà le parcours qu'ils feraient sur mon corps.

Nous étions assis, l'un à côté de l'autre, sur le bord de son lit. Il m'a embrassé sur les lèvres et toujours aucun mot échangé. Sans belles paroles ni discours malicieux. Sans murmures impudiques ni gémissements éloquents. Les plus belles phrases sont toujours celles que l'on ne prononce pas, à défaut de ne pouvoir écouter celles que l'on voudrait entendre.

J'ai enlevé ma robe, il a fait de même avec sa chemise. Sa main a caressé ma poitrine, elle était froide. Mon corps prenait la parole pour lui montrer le chemin et marquer le compas au rythme du tremblement de mes jambes. Je savais qu'il n'y avait nul besoin de lui indiquer mes désirs, les soupirs étaient ses repères et l'humidité son chemin à suivre.

La lumière de sa table de chevet était bleutée donnant à son ventre, très lisse et sans duvet, un teint cadavérique. Son nombril me plaisait. Je lui ai donné un baiser, juste là, puis lui ai descendu son pantalon comme j'ai pu.

Il avait les jambes très minces, je lui ai embrassé les genoux, et l'ai regardé. Dans les yeux. Son sourire était fin et je le sentais un peu gêné, bien que le désir se lisait sur son visage. J'ai passé ma langue entre ses cuisses, remontant, puis je l'ai goûtée. Il a pris ma tête entre ses mains, m'a caressé les cheveux avec tendresse et soupiré de plaisir. Parfois il s'arrêtait ou se poussait. Mais je ne me suis pas arrêtée, sa timidité me plaisait. Beaucoup. J'ai fermé les yeux pendant que dans ma tête résonnaient les paroles de Marvin.... let's get it on...

Une fois que mes lèvres anxieuses avaient fini d'apaiser leur soif, j'ai réalisé que mon corps avait finalement oublié cet autre être que j'aimais myopement et qui jusqu'à ce soir, se promenait par mon esprit le tranchant de ses lames de rasoir. Forte de cette certitude, je me replongeais entre les draps, le miel sur les lèvres et l'âme apaisée. La page était enfin tournée.

jeudi 3 mai 2007

L'homme est souvent décevant mais parfois époustouflant


Les femmes et les hommes vivons dans un paradoxe constant entre l'amour et la haine, la passion et la jalousie, l'absorption et l'indifference, la prison et le ciel, le sexe et l'amour.

Passons immédiatement le chapitre des reproches, car les hommes peuvent être ce qu'ils sont, pour bien ou pour mal, ils sont à la fois intensément attachants, étonnants, beaux et indispensables. Chères amies, il faut bien le reconnaître!

Certains sont de délicieuses surprises inespérées, HOMMES dans tout le sens du mot, plaisante compagnie, d'humour léger, cultivé, amants dévoués, maîtres de la romance, ils savent tourner la page de nos plus mauvaises expériences.

Quelle femme ne se pâme-t-elle pas devant un homme qui sait la traiter comme une reine, qui s'applique à lui donner plaisir et satisfaction, qui n'a qu'elle à l'esprit.
Il y a des hommes qui font, qu'avec un seul mot, l'humidité nous coule le long des cuisses, nous l'avons toutes expérimenté. Cet homme.... qui nous enivre de son odeur, de sa salive, de sa sueur. Celui qui nous ferait boire chacun de ses mots et chaque goutte de sa semence. Celui pour qui nous perdons toutes nos perspectives et renonçons à tous nos devoirs pour entendre sa voix à travers des mots prêtés, directs ou subtils, nous dire qu'il nous aime.

En fin de compte, la tendresse n'est-elle pas l'arme idéale pour ébrecher les armures ??

Top Blogs Francophone